Rechercher
  • Lydie Deloffre

Protéines animales ou végétales ?

Le dossier du Biocontact de novembre traite du sujet des protéines végétales sous un angle qui m'a donné envie de vous en faire un résumé...Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus, vous pouvez me contacter ou lire le biocontact (disponible dans les magasins bio).


Tout d'abord, la protéine est un élément essentiel au bon fonctionnement de notre corps. En effet, les acides aminés qui la composent, dont neuf ne peuvent être fabriqués par le corps, sont les matériaux de base de presque tous les neurotransmetteurs, les anticorps, les hormones, etc. Ils sont aussi utilisés par le foie pour son propre métabolisme et entrent en jeu dans le renouvellement cellulaire.

L'équilibre des acides aminés entre eux est essentiel puisque si l'un d'eux manque ou est dans une moindre proportion, les autres ne seront pas absorbés du tout ou partiellement.


Oui, mais quelle protéine ?

Les protéines animales contiennent tous les acides aminés. Pour les protéines végétales, seuls le soja, le sarrasin et le quinoa font de même. Il suffit cependant de faire les bonnes associations de protéines végétales pour retrouver tous nos petits acides aminés.

En sus, la protéine animale a une meilleure biodisponibilité notamment dû au fait que les protéines végétales contiennent, entre autre, des anti-nutriments (lectine notamment - le gluten est une lectine) et des inhibiteurs d'enzymes digestives. Ceci implique que les personnes ayant des difficultés à la digestion doivent être vigilantes quant à leur consommation en protéines végétales afin de ne pas augmenter leur inflammation intestinale. Je cite "les profils nerveux, insomniaques, dont les capacités digestives sont encore diminuées doivent exclure les protéine végétales pendant quelques semaines avant de les réintroduire progressivement". (Marie Chetaille - p56).

Enfin la protéine animale apporte de la vitamine D3, de la vitamine B12 (absente chez les végétaux), les végétaliens doivent ainsi se supplémenter en vitamine B12, du fer dont la biodisponibilité est inégalable (la supplémentation en fer doit d'ailleurs être exercée avec prudence car il est très inflammatoire). Contrairement à la vitamine B12, une alimentation variée, même exclusivement végétale, peut ne pas amener de carence en fer ! Vigilance également sur la calcium pour les végétaliens : les choux, le brocolis, les amandes ou le tahin peuvent vous aider !


La protéine animale aurait donc tout bon ?

C'est sans compter le mode de production de la viande actuelle, souvent industrielle et donc de piètre qualité, faisant peu de cas du bien être animal, répondant aussi à une demande des consommateurs bien supérieure au besoin réel de notre corps.


Un adulte a ainsi besoin de 0,83g/kg/jour à 1g/kg/jour pour les séniors. Une personne de 70 kg a ainsi besoin de 58 g de protéines / jour. Pour 100 g de viande rouge, la quantité de protéine est d'environ 20 g.


L'impact environnemental de la production de viande est très important. Je ne souhaite pas vous faire peur avec ces quelques chiffres mais leur prise en considération peut nous aider à faire des choix éclairés. La production de 1 kg de bœuf nécessite 10 kg de protéines végétales et 15 000 litres d'eau. 75 % des surfaces agricoles sont utilisées pour fournir de la nourritures aux animaux d'élevage !


Comment s'y retrouver ?

S'écouter, expérimenter de nouveaux produits, de nouveaux modes de cuisson, acheter de la viande de qualité en quantité raisonnable si votre corps en a envie ! Écouter les réponses de votre corps...


On peut aussi améliorer la capacité digestive des protéines végétales en veillant à les tremper 6 à 8 h avant consommation (ça demande un peu d'organisation, je suis d'accord !) ; en privilégiant les cuissons longues et la fermentation afin de contrer les protections naturelles des protéines végétales (et oui, le végétal ayant envie d'avoir de la descendance, il va se protéger au stade de la graine pour pouvoir éclore en plante et se reproduire !).


Comme souvent dans le jeu de la vie, il n'y a rien de bon ou de mauvais, il y a un juste équilibre à trouver, VOTRE équilibre et non celui du voisin. Ne pas consommer du tout de protéines animales est un choix personnel, choix à faire en votre pleine conscience, à l'écoute de votre corps.



En conclusion

Faites vous confiance, osez de nouveaux aliments, de nouveaux goûts, mettez de côté vos croyances alimentaires et écoutez vous ! Vous avez toutes les réponses...

En cas d’errance, si vous avez besoin de quelques pistes, n'hésitez pas...


Belle journée à vous !


Personnellement, je vous livre mon équilibre. Il peut être une impulsion si vous êtes perdus... mais n'a pas valeur de modèle !

- Le matin : pain sans gluten avec purée d'amandes et tisane

- Le midi : une protéine animale en juste quantité (maquereau, thon, saumon, etc.) et une fois par semaine chacun : dinde, viande rouge (uniquement l'hiver - l'été je n'en ai pas du tout envie !) et œufs.

- Le soir : repas végétaliens avec millet, quinoa, riz de plusieurs sortes pour varier les goûts et les couleurs (riz brun, riz basmati, riz thaï, riz jasmin), fèves, haricots blancs, haricots rouges, flageolets et légumes divers. J'ai supprimé le sarrasin car il ne me convenait pas, tout comme les pois-chiches et les lentilles. L'alimentation est bien une affaire personnelle !


23 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout